Les îles Melchior

Je suis arrivée en Antarctique par les îles Melchior, parfois appelées archipel Melchior.

Elles sont un groupe d’îles australes, couvertes de glace, situées près du centre de la baie de Dallmann, dans l’archipel des Îles Palmer. Revendiquées par l’Argentine qui y a installé une base scientifique, par le Chili et par le Royaume-Uni, elles sont régies par le Traité sur l’Antarctique.

Les îles sont vues pour la première fois par une expédition allemande sous la direction de Eduard Dallmann, en 1873-1874, sans qu’un nom leur soit donné à cette époque. Il y a en réalité deux îles, nommées alors l’île Omega, au sud de l’île Êta.

Elles sont de nouveau observées par l’expédition arctique de 1903-1905 dirigée par l’explorateur Jean-Baptiste Charcot, qui appelle « Île Melchior » ce qui lui paraît être une grande île plus à l’Est que les autres. Charcot la nomme ainsi en l’honneur du vice-amiral Jules Melchior  (1844-1908).

Le statut administratif de ces îles est régi par le Traité sur l’Antarctique signé en 1959 et par les conventions ultérieures. Ces actes diplomatiques affirment le libre accès aux îles, leur caractère démilitarisé, et encouragent la préservation du cadre naturel, la recherche scientifique et la coopération internationale.

Paradise bay et Neko Harbour

Le lendemain nous étions au Paradis, avec Neko Harbour & la Baie Paradise.

Paradise Bay est un paradis sur glace. Les raisons pour lesquelles les baleiniers voyaient en Paradise Bay un tableau idyllique il y a près d’un siècle s’appliquent encore aujourd’hui; en fait, peu de choses ont changé en ce qui concerne les paysages et la faune : j’ai pu apercevoir quelques baleines, des cormorans et des manchots. Vus des morceaux de glace déchiquetés, tels des rochers, surplombant la baie tranquille.

Deux bases de recherches scientifiques y sont installées:

La base antarctique Almirante Brown, appartenant à l’Argentine, est en opération depuis 1951 (bien qu’elle n’ai plus utilisée que pendant l’été austral depuis 1984). Construite sur un piton rocheux, elle offre une vue magnifique sur la baie.

L’autre base, la base antarctique chilienne González Videla, a été active de 1951 à 1958, puis brièvement dans les années 1980. 

Île Pléneau & Vernadsky

Située à l’extrémité du sud du chenal Lemaire et à proximité de l’île Booth, l’île Pléneau est encore liée à l’expédition française menée par Jean-Baptiste Charcot en 1903-1905, puisqu’elle porte le nom du photographe de l’expédition : Paul Pléneau.

Les seuls habitants de cette île sont les manchots papous avec environ 500 couples, mais il est également fréquent d’y apercevoir quelques éléphants de mer et otaries à fourrure.

L’intérêt principal de l’île Pléneau réside notamment dans le fait qu’au nord, se trouve un cimetière d’icebergs. C’est en effet en raison d’eaux peu profondes, qu’un grand nombre de ces géants de glace viennent s’échouer ici pour le plus grand plaisir des yeux.

Et parfois pour les plus chanceux, une baleine fait surface, un léopard de mer joue près des embarcations et quelques phoques crabiers se prélassent sur un morceau de glace.

Port Lockroy

On est finalement allé visité une base scientifique : Port Lockroy

Port Lockroy fut une base des forces armées britanniques, la « base A » et une ancienne station scientifique britannique en Antarctique, située sur la côte ouest de la terre de Graham (péninsule Antarctique).

Port Lockroy se localise sur la petite île Goudier (moins de 1 km de long et de large), entre Flag Point et Lécuyer Point, à l’ouest de la côte de l’île Wiencke, dans l’archipel Palmer. Découverte et nommée lors des deux expéditions de Jean-Baptiste Charcot, en 1903 et en 1905, en l’honneur d’Édouard Lockroy (1838-1913), politicien français et, notamment, ministre de la marine.

Aujourd’hui, Port Lockroy est un site historique (Historic Site and Monument No. 61 à la suite du traité de l’Antarctique) ouvert au public, composé d’un    musée, d’une poste, d’un magasin de souvenirs.

Durant l’été austral, il est gardé par une équipe de trois à quatre personnes qui a pour objectif d’accueillir les touristes et d’observer la colonie de manchots papous. Ils accueillent au maximum 3 bateaux de croisiéristes par jour. Soit environ 600 personnes par jours. Sur 5 mois ouvert cela fait plus de 90000 passages ! Avec la boutique la plus au sud du monde je vous laisse imaginer le bénéfice de cette base !

Le site de la base est un ancien lieu de chasse à la baleine qui servait de base de repli et de travail pour les baleiniers, car sa situation et configuration géographiques protègent les navires des vents violents du nord-est. Le mouillage y est favorable. Le terrain est dégagé de toute glace et la présence d’une colonie de manchots papous servait de réserve de nourriture.

La « base A » a été construite en février 1944, à la suite de la décision du gouvernement britannique de lancer l’opération secrète, appelée opération Tabarin. La « base A » était destinée à collecter des informations sur les  activités ennemies et sur les conditions météorologiques.

Toute cette base est en fait un musée et une maison en même temps. En effet jusqu’en 2012 ceux qui logeaient durant l’été sur la base, devaient ranger leurs affaires dès qu’une visite devait être faite.

Le mot de la fin

L’antarctique : 4 lieux, 4 histoires…

La suite bientôt dites moi si ça vous plait comme format 🙂 

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