Georgie du Sud et manchots royaux

Georgie du Sud et manchots royaux

Georgie du Sud

La Géorgie du Sud, qui tire son nom de George III du Royaume-Uni, a été découverte en 1675 par le marchand britannique Anthony de la Roché.

Celui-ci, de retour d’un voyage commercial au Chili et remontant vers l’Europe, avait été dévié de sa route par une tempête.

Les îles Sandwich du Sud ont été découvertes par le capitaine James Cook en 1775. Elles sont inhabitées.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, de l’automne 1943 à l’automne 1944, Géorgie du Sud a accueilli quatorze militaires norvégiens pour les protéger d’une invasion japonaise.

Le centre de recherches de King Edward Point, non loin de l’ancienne station baleinière norvégienne de Grytviken, est devenu une petite garnison après la guerre des Malouines. Il a été rendu à un usage civil en 2001 et est exploité par le British Antarctic Survey. Ce dernier dispose également d’une station biologique sur l’île Bird, au nord-ouest de la Géorgie du Sud.

 

Gold Harbour

Imaginez un amphithéâtre ceinturé de falaises elles mêmes coiffées de glaciers.

Imaginez au pied de ces dernières une zone de tussock parcourue par de nombreux petits ruisseaux.

Prenez un peu de recul et vous êtes sur la plage où se prélassent éléphants de mer et otaries à fourrure. Enfin, comme si cela ne suffisait pas, rajoutez 300 couples de manchots papou et 25 000 couples de manchots royaux. Vous obtenez alors le plus beau site de Géorgie du Sud : Gold Harbour.

Malgré cela, le terme gold (traduisez or), ne fait référence qu’à des filons de pyrites trouvés en 1911 par une expédition allemande, qui pensait alors être tombée sur de l’or…

 

Grytviken & Saint Andrews

 

On doit au Commandant norvégien Carl Anton Larsen la fondation de  Grytviken du 16 novembre 1904. Niché sur les rives de l’île montagneuse de Géorgie du Sud, l’endroit était déjà fréquenté auparavant par des chasseurs de baleines.

Grytviken porte un nom suédois signifiant « baie des pots » (en norvégien: Grytvika), en référence aux pots utilisés pour transporter la graisse de phoque.

En 1922, l’explorateur britannique Sir Ernest Shackleton, en route vers l’Antarctique, y décède d’une crise cardiaque et est inhumé sur place, à la demande de son épouse.

L’approvisionnement de la ville n’a rien d’évident, puisque l’île ne dispose d’aucune structure permettant l’atterrissage d’avions. Tout arrive donc par bateau ou par largage de colis. 

La ville de Grytviken a son propre musée, le « Musée de la Géorgie du Sud », créé en 1992 à l’instigation de William Fullerton, gouverneur des îles Malouines, dans l’ancienne demeure du responsable du port baleinier, appelée « Managers Villa » .

La baie de Fortuna a été nommée d’après le nom du premier baleinier ayant opéré à Grytviken au début des années 1900.

 

Fortuna Bay & Stromness

 

La Baie de Fortuna est un fjord au nord-sud de 6 km de long. La côte ouest est dominée par les pics déchiquetés de Breakwind Ridge. À la tête du fjord qui mène au glacier de Konig se trouve une vaste plaine de canaux d’épuration glaciaire, bordée d’un réseau de ruisseaux tressés. Un grand lac d’eau de fonte est situé au museau du glacier, à partir duquel une rivière large, profonde et rapide traverse la plage à mi-chemin sur sa longueur.

Le manchot royal, l’albatros fuligineux, le pétrel à menton blanc, le chionis blanc, le labbe brun, la sterne antarctique, des éléphants de mer et des otaries à fourrure vivent dans la baie de Fortuna.

Les projets de restauration de l’habitat visant à éliminer les mammifères terrestres introduits ont débuté en 2013 avec l’élimination des rennes et du rat brun.

Antarctique un continent plein d’histoires

Antarctique un continent plein d’histoires

Les îles Melchior

Je suis arrivée en Antarctique par les îles Melchior, parfois appelées archipel Melchior.

Elles sont un groupe d’îles australes, couvertes de glace, situées près du centre de la baie de Dallmann, dans l’archipel des Îles Palmer. Revendiquées par l’Argentine qui y a installé une base scientifique, par le Chili et par le Royaume-Uni, elles sont régies par le Traité sur l’Antarctique.

Les îles sont vues pour la première fois par une expédition allemande sous la direction de Eduard Dallmann, en 1873-1874, sans qu’un nom leur soit donné à cette époque. Il y a en réalité deux îles, nommées alors l’île Omega, au sud de l’île Êta.

Elles sont de nouveau observées par l’expédition arctique de 1903-1905 dirigée par l’explorateur Jean-Baptiste Charcot, qui appelle « Île Melchior » ce qui lui paraît être une grande île plus à l’Est que les autres. Charcot la nomme ainsi en l’honneur du vice-amiral Jules Melchior  (1844-1908).

Le statut administratif de ces îles est régi par le Traité sur l’Antarctique signé en 1959 et par les conventions ultérieures. Ces actes diplomatiques affirment le libre accès aux îles, leur caractère démilitarisé, et encouragent la préservation du cadre naturel, la recherche scientifique et la coopération internationale.

Paradise bay et Neko Harbour

Le lendemain nous étions au Paradis, avec Neko Harbour & la Baie Paradise.

Paradise Bay est un paradis sur glace. Les raisons pour lesquelles les baleiniers voyaient en Paradise Bay un tableau idyllique il y a près d’un siècle s’appliquent encore aujourd’hui; en fait, peu de choses ont changé en ce qui concerne les paysages et la faune : j’ai pu apercevoir quelques baleines, des cormorans et des manchots. Vus des morceaux de glace déchiquetés, tels des rochers, surplombant la baie tranquille.

Deux bases de recherches scientifiques y sont installées:

La base antarctique Almirante Brown, appartenant à l’Argentine, est en opération depuis 1951 (bien qu’elle n’ai plus utilisée que pendant l’été austral depuis 1984). Construite sur un piton rocheux, elle offre une vue magnifique sur la baie.

L’autre base, la base antarctique chilienne González Videla, a été active de 1951 à 1958, puis brièvement dans les années 1980. 

Île Pléneau & Vernadsky

Située à l’extrémité du sud du chenal Lemaire et à proximité de l’île Booth, l’île Pléneau est encore liée à l’expédition française menée par Jean-Baptiste Charcot en 1903-1905, puisqu’elle porte le nom du photographe de l’expédition : Paul Pléneau.

Les seuls habitants de cette île sont les manchots papous avec environ 500 couples, mais il est également fréquent d’y apercevoir quelques éléphants de mer et otaries à fourrure.

L’intérêt principal de l’île Pléneau réside notamment dans le fait qu’au nord, se trouve un cimetière d’icebergs. C’est en effet en raison d’eaux peu profondes, qu’un grand nombre de ces géants de glace viennent s’échouer ici pour le plus grand plaisir des yeux.

Et parfois pour les plus chanceux, une baleine fait surface, un léopard de mer joue près des embarcations et quelques phoques crabiers se prélassent sur un morceau de glace.

Port Lockroy

On est finalement allé visité une base scientifique : Port Lockroy

Port Lockroy fut une base des forces armées britanniques, la « base A » et une ancienne station scientifique britannique en Antarctique, située sur la côte ouest de la terre de Graham (péninsule Antarctique).

Port Lockroy se localise sur la petite île Goudier (moins de 1 km de long et de large), entre Flag Point et Lécuyer Point, à l’ouest de la côte de l’île Wiencke, dans l’archipel Palmer. Découverte et nommée lors des deux expéditions de Jean-Baptiste Charcot, en 1903 et en 1905, en l’honneur d’Édouard Lockroy (1838-1913), politicien français et, notamment, ministre de la marine.

Aujourd’hui, Port Lockroy est un site historique (Historic Site and Monument No. 61 à la suite du traité de l’Antarctique) ouvert au public, composé d’un    musée, d’une poste, d’un magasin de souvenirs.

Durant l’été austral, il est gardé par une équipe de trois à quatre personnes qui a pour objectif d’accueillir les touristes et d’observer la colonie de manchots papous. Ils accueillent au maximum 3 bateaux de croisiéristes par jour. Soit environ 600 personnes par jours. Sur 5 mois ouvert cela fait plus de 90000 passages ! Avec la boutique la plus au sud du monde je vous laisse imaginer le bénéfice de cette base !

Le site de la base est un ancien lieu de chasse à la baleine qui servait de base de repli et de travail pour les baleiniers, car sa situation et configuration géographiques protègent les navires des vents violents du nord-est. Le mouillage y est favorable. Le terrain est dégagé de toute glace et la présence d’une colonie de manchots papous servait de réserve de nourriture.

La « base A » a été construite en février 1944, à la suite de la décision du gouvernement britannique de lancer l’opération secrète, appelée opération Tabarin. La « base A » était destinée à collecter des informations sur les  activités ennemies et sur les conditions météorologiques.

Toute cette base est en fait un musée et une maison en même temps. En effet jusqu’en 2012 ceux qui logeaient durant l’été sur la base, devaient ranger leurs affaires dès qu’une visite devait être faite.

Le mot de la fin

L’antarctique : 4 lieux, 4 histoires…

La suite bientôt dites moi si ça vous plait comme format 🙂 

Mes premiers pas en Antarctique

Mes premiers pas en Antarctique

Bonjour à tous,

 

Je profite d’avoir un peu de temps à bord pour raconter un peu ma première croisière en Antarctique.

Tous à bord ont validé le fait que ce fut la plus belle semaine de toute la saison ! En effet nous n’avons pas eu un seul jour de mauvais temps !

Ce qui fait que nous avons pu en prendre plein les yeux !

Pour rappel je suis partie d’Ushuaia et revenue à Ushuaia, avec 10 jours en mer du 17 janvier au 27 janvier 2019.

Entre les deux nous sommes passé par le passage du draque (zone de mer où la mer change, à partir de ce point-là nous pouvons croiser la route d’icebergs !)

Nous commençons le pays froid par les îles Melchior (le 19/02).

Le lendemain nous sommes à Neko Island le matin et Paradise bay l’après-midi (le 20/02).

La semaine continue avec l’île Pléneau et Vernadsky en deuxième partie de journée (le 21/02).

Vous l’aurez compris nous essayons d’avoir une sortie le matin et une seconde l’après-midi. Entre coupé d’une balade en bateau entre chaque point.

Le vendredi 22 nous sommes au Port Lockroy et à l’île Danco.

Le samedi 23 nous découvrons l’île de la deception et Elephant point.

Nos dernières visite le dimanche se ferons à l’Antarctic Sound et Brown Bluff.

Les 25 et 26 sont en mer pour retrouver Ushuaia.

En premier lieu, les passagers viennent d’arriver à bord. Ils ont été installé dans leur cabine respective, et ils vont avoir une réunion d’information sur les règles de vie à bord.

EXERCICE OBLIGATOIRE D’ABANDON DU NAVIRE

Au signal d’alarme générale  – 7 brefs coups sonores suivis de 1 coup long – et uniquement après ce signal, veuillez vous rendre dans votre cabine, vous munir de votre gilet de sauvetage et

vous diriger  vers votre point de rassemblement : le Théâtre, Pont 4.

 

Une vérification de votre présence sera effectuée au point de rassemblement. Pendant l’exercice, tous les services du bord seront fermés.

Nous vous remercions de votre collaboration.

Merci pour votre lecture ! Je détaille tout ça bientôt ! 🙂 

 

Intégration d’une infirmière sur une croisière Ponant en Antarctique

Intégration d’une infirmière sur une croisière Ponant en Antarctique

10 jours de croisières … Ça passe bien trop vite, et en même temps qu’est-ce que ça peut être difficile de tout comprendre et vite !

Me voilà sur le bateau L’Austral de la compagnie française du Ponant, seul croisiériste français.

J’ai embarqué pour presque 4 mois pour être infirmière à bord.

 

 

Mon boulot ?

Etre disponible en cas de soucis. Ce qui consiste à quoi me dirai vous ?

Et bien c’est assez simple.

A bord il y a un hôpital. Cet hôpital est ouvert tous les jours de 10h à midi, ainsi que de 17h à 18h30. Là je reçois avec le docteur présent les passagers ainsi que les crew (employés salariés et embarqués).

A toute heure du jour et de la nuit le doc comme moi-même somme joignable avec une radio qui ne nous quitte pas. Donc si besoin en dehors des heures d’ouvertures nous répondront présent malgré tout.

Notre rôle est de palier s’il y a un problème médical. Ce qui veux dire que les passagers lorsqu’ils sortent pour une excursion doivent être en présence de l’un des deux, de l’équipe médicale.

A côté de ça la loi internationale veut qu’il y est systématiquement soit moi soit le doc de présent à bord. C’est-à-dire que lorsqu’il y a une excursion, nous ne pouvons pas être tous les deux hors du bateau.

Ce qui rend mon quotidien, assez occupé et en même temps je peux profiter des lieux où le bateau passe tranquillement !

Voici pour les curieux mon début d’expérience ! 

Maintenant que je m’habitue à tout ça, je fais encore des erreurs de débutante. Du genre ne pas demander au commandant si j’ai le droit d’aller boire un verre au bar, suite à une invitation ! 🙂 

La suite bientôt avec itinéraires et photos !

Des bisous